Infolettre de l’Hiver 2024
Aujourd'hui dans l'infolettre de votre député : la situation des visas pour les États-Unis, la proposition de loi #FaitMaison, l'inscription de la liberté à recourir à l'IVG dans notre Constitution, le retour de l'Arcom sur les propos odieux tenus sur CNews, mon déplacement à Washington et la fin de vie dans l'Oregon.
Chères Françaises, chers Français d’Amérique du Nord,
Je vous écris ces lignes quelques jours après la journée internationale des droits des femmes mais aussi la journée où a été scellée dans notre Constitution la liberté de recourir à l'interruption volontaire de grossesse.
Il y a presque 50 ans, Simone Veil, alors ministre de la Santé, présentait devant l’Assemblée nationale le projet de loi sur la dépénalisation de l’IVG.
50 ans plus tard, aux États-Unis, 14 États ont profité du renversement de l’arrêt Roe VS Wade pour interdire l’avortement. 37 millions de femmes sont maintenant privées de ce droit fondamental.
D'un côté, les réactionnaires reviennent sans scrupule sur ces droits fondamentaux tout en assumant qu'en France, l'IVG n'est pas en danger. Les discours et les votes de certains députés dans l'hémicycle ne cachent plus du tout leurs positions rétrogrades.
De l'autre, les progressistes réagissent et s'empressent de continuer le travail de Simone Veil. Nous avons décidé de protéger cette liberté en la figeant dans notre loi suprême pour que personne ne puisse revenir dessus.
La lutte pour protéger les droits des femmes continue et le président de la République souhaite désormais inscrire la liberté de recourir à l'IVG dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Je me réjouis de cette avancée majeure pour les femmes, pour leurs droits et pour l'égalité.
Sur cette note positive, je vous dis à bientôt !
Christopher Weissberg
Suite à vos nombreux messages concernant les difficultés à obtenir un rendez-vous à l’Ambassade des États-Unis à Paris, j’ai pu échanger avec la Consule Générale des Etats-Unis à Paris. En raison des répercussions des commémorations du 80ème anniversaire de la Libération, des Jeux Olympiques et des Jeux Paralympiques, le consulat, dont les effectifs sont limités, ne peut proposer qu’un certain nombre de rendez-vous pour les visas.
Ainsi, si votre visa expire et que vous devez le renouveler pendant cette année très chargée, il est conseillé de prendre le premier rendez-vous disponible sur votre espace personnel, même si la date est éloignée.
Une fois le rendez-vous obtenu, suivez les instructions pour une demande de rendez-vous accéléré, en justifiant la raison de l’urgence. Vous devez vérifier qu’il n’y a pas de rendez-vous disponibles, car les rendez-vous accélérés ne seront pas approuvés s’il y a des disponibilités. Si des rendez-vous sont ajoutés par la suite, les services consulaires américains proposeront ces créneaux en priorité aux personnes qui ont déjà pris un rendez-vous et qui ont effectué une demande de rendez-vous accéléré.
Pour les étudiants français qui souhaitent se rendre aux Etats-Unis, des rendez-vous spécifiques seront prévus dès lors qu’ils peuvent prouver leur admission à une université américaine (formulaires I-20 ou DS-2019).
Étant donné les limitations de rendez-vous, si vous ne réussissez pas à trouver un rendez-vous dans les temps, nous vous recommandons vivement de prendre un rendez-vous dans un autre consulat américain. Il n’est pas obligatoire d’être résident du pays où se trouve le consulat pour faire cette démarche. Les délais d'attente sont disponibles sur le site https://travel.state.gov/content/travel/en/us-visas.html
Il est important de ne pas quitter les États-Unis sans avoir un rendez-vous de visa confirmé. Si votre visa est sur le point d'expirer et que vous ne parvenez pas à obtenir un rendez-vous avant votre départ, vous pouvez, à l’aide d’avocats, explorer la possibilité d'obtenir une extension de votre visa en invoquant la situation particulière de Paris.
Le 7 février dernier, j’ai été nommé rapporteur sur la proposition de loi visant à instaurer la transparence sur la fabrication des plats servis en restauration. L’idée de cette nouvelle proposition de loi, c’est de permettre au consommateur de savoir ce qu’il mange et de valoriser le travail des restaurateurs.
Moi-même restaurateur, j’ai commencé à rencontrer l’ensemble des acteurs de la filière restauration qui peuvent compter sur moi pour adapter leur texte à leurs réalités. Le texte sera présenté en commission des affaires économiques le 20 mars et passera dans l'hémicycle le 25 mars prochain.
Retrouvez mon intervention sur Radio J : https://www.linkedin.com/posts/christopherweissberg_faitmaison-activity-7163096180128747520-AQfh?utm_source=share&utm_medium=member_desktop
Début mars, les membres de l'Association interparlementaire France-Canada se sont retrouvés à Paris 🇫🇷 🇨🇦
J'ai accueilli à Paris les députés fédéraux Marie-France Lalonde, Denis Trudel, René Cormier, Chris d'Entremont et le sénateur Réjean Aucoin. Unis par des défis et des opportunités communes, le Canada et la France ont créé cette association interparlementaire qui encourage un partage mutuel d'expertises. Enrichis par nos différences et unis par nos valeurs communes, ces rencontres permettent de trouver des éléments de réponse aux enjeux et défis de notre époque en s'inspirant de nos alliés.
Lors de ce déplacement, nous avons abordé le sujet du logement avec le ministre Guillaume Kasbarian et les députés Guillaume Vuilletet, Dominique Da Silva et Lionel Royer-Perreaut. La France et le Canada sont confrontés aux mêmes défis de logement.
Le lendemain, nous avons discuté intelligence artificielle et cybersécurité avec les députés Eric Bothorel, Anne Le Hénanff et la sénatrice Catherine Morin-Desailly. Le Canada travaille actuellement sur le projet de loi C-27 qui vise à encadrer l'intelligence artificielle et s'inspire des directives européennes.
Vendredi 29 septembre, suggérant un lien de causalité entre la recrudescence des punaises de lits et un nombre supposément plus élevé d’immigrés sur le territoire français, le journaliste Pascal Praud a eu des propos diffamants et racistes sur la chaîne CNEWS lors de son émission “L’heure des pros”.
A la manière de Rupert Murdoch aux États-Unis, le Groupe Bolloré rachète des médias et influence leurs lignes éditoriales pour servir des intérêts réactionnaires, notamment ceux du Rassemblement national.
Parce que ces propos discriminants, racistes et banalisés par certaines chaînes s'invitent régulièrement sur nos écrans et orientent l'opinion publique, j'ai immédiatement saisi l’Arcom avec mes collègues Sacha Houlié, Fanta Bérété, Marc Ferracci, Caroline Yadan, Anne Genetet, Clara Chassaniol et Nadia Hai.
L'arcom nous a confirmé par un courrier que cette phrase odieuse “était susceptible d'encourager des comportements discriminatoires” et a mis en garde CNEWS.
Une chose est certaine, je me battrai tous les jours contre ces discours nauséabonds qui ne font qu'attiser les tensions dans notre pays.
Pour consulter la décision : https://x.com/cjweissberg/status/1767154627059872219?s=20
🇺🇸 En février, dans le cadre de la réunion du réseau consulaire organisée par Laurent Bili, Ambassadeur de France aux États-Unis, j'ai rencontré les membres du corps consulaire, les consuls honoraires ainsi que les élus des Français de l’étranger aux États-Unis qui ont à coeur de répondre à vos demandes et travaillent au quotidien pour la promotion de la relation transatlantique. J’en ai aussi profité pour organiser une réunion publique avec la communauté française de Washington, DC.
🇺🇸 A New York City, j’ai souhaité rencontrer des acteurs qui œuvrent au quotidien auprès des immigrants pour mieux comprendre la nouvelle crise migratoire.
Le 11 mars, le président de la République s'exprimait conjointement dans La Croix et Libération pour annoncer l'arrivée d'une loi encadrant la fin de vie en France. Cette loi se fonde sur plusieurs années de consultations citoyennes et qui, selon les mots d'Emmanuel Macron, permettra de "tracer un chemin qui n’existait pas jusqu’alors et qui ouvre la possibilité de demander une aide à mourir sous certaines conditions strictes." En mars 2023, la Ministre de la Santé Agnès Firmin-Le Bodo s’était rendue dans l’Oregon, le premier état américain à encadrer l’aide à mourir afin d'en apprendre davantage sur la pratique et ses limites.
L'été dernier, j'ai rencontré Barbara Coombs Lee, une infirmière et avocate dans l'État D'Oregon qui a activement milité et participé à l'élaboration de la première loi encadrant la fin de vie aux États-Unis dans les années 90.
Découvrez son portrait : https://www.instagram.com/reel/C4bURyIsorS/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=MzRlODBiNWFlZA==
A bientôt !